Le repas de noël est à peine digéré que
Terminus Traduction remet le couvert. Pour aujourd'hui il ne sera pas question de dinde aux marrons mais de pruneaux et de barres chocolatées...
Ayant un faible certain pour le sucré (et aussi pour tout ce qui se mange, à dire vrai...), je vais commencer par le régal sucré qu'est
Noobow.
Les japonais sont comme les américains ; ne peuvent pas s'empêcher de mascottiser tout et n'importe quoi. Le moindre bidule a besoin d'un personnage fort pour faire vendre : Mario ou Sonic pour Nintendo et Sega, Ronald Mc Donald ou le colonel Sanders pour les burgers, Clara Morgane ou Rocco Sifredi pour les calendriers et les démonte pneus... La liste est longue et nombreuses sont les effigies qui ont eu droit à leur adaptation vidéo ludique.
Noobow quant à lui est un personnage créé en 1988 et destiné à représenter la marque Morinaga, et plus précisément des barres délicieusement chocolatées nommées "Spoona". Rondouillard et jaunâtre (sûrement à cause de la crise de foie engendrée par l'abus de cacao), Noobow est un jeu dédié aux jeunes (voire très jeunes) enfants.


Le scénario est assez simpliste : notre héros joufflu se réveille sur une île déserte et il doit rentrer chez lui mais la route sera semée d'embûches ! Composé de 7 niveaux tout mimis, le jeu est parfaitement adapté à la console portable et au jeune public. Chaque tableau est lisible, et on arrive facilement à savoir ce qu'il faut faire pour avancer.
Digne représentant du Kawaï,
Noobow est de ces jeux qui marquent par leur ambiance pure et enfantine. Ce n'est pas le jeu du siècle et la difficulté aussi élevée que le QI d'une dindasse de téléréalité ne va pas vous faire souffrir autant qu'un lavement au piment Habanero*, mais on prend du plaisir à y jouer. Un plaisir simple, comme une barre chocolatée grignotée dans son canapé devant un bon feu de cheminée.
L'autre gros morceau concerne l'épisode Mega CD d'une série de shoot'em up qui a fait les beaux jours des ordinateurs MSX et des consoles Sega : "
RoboAleste". Et lorsque je dis "gros morceau", ce n'est pas un abus de langage puisque le patch de fait déjà 120 Mo ! Mais ce n'est pas pour rien puisque les voix ont été entièrement doublées. Si ça c'est pas la classe, je ne sais pas ce qu'il vous faut.
Votre clan ayant été décimé par les seigneurs de guerre Chugoko, c'est à vous que revient l'insigne honneur de porter la vengeance dans les rangs ennemis au moyen d'un robot de combat géant. Et autant dire que la tâche ne sera pas des plus aisée. Tout au long des 12 niveaux vous allez semer la mort et le chaos à grands coups de lasers et de missiles sur les hordes d'ennemis qui inondent l'écran.


Disons le franchement ; bien qu'il utilise le support CD, ce jeu comporte l'un des plus gros défauts de la Megadrive : le manque de couleurs. Mais sa fluidité sans faille, sa jouabilité parfaite et ses musiques planantes font oublier la ternitude des décors.
Comme tout shoot qui se respecte
RoboAleste vous fera voir du pays, allant des grottes aux campagnes verdoyantes, mais sa difficulté vous occupera un certain temps.
Du moins jusqu'à la prochaine niouze où il devrait être question de quelques mises à jour...
* Non, je ne vous dirai pas comment je peux faire la comparaison... Il y a des choses qu'il ne vaut mieux pas révéler au monde.